Rencontres, altruisme, calme

J'arrive à Tokyo et le choc est grand. Je ressens pleinement le contraste entre simplicité matérielle et confort omniprésent. Je me sens tout de suite à l'aise et en sécurité, et je m'émerveille devant tout ce que je vois, ou ce que je ne vois pas, comme les déchets dans la rue, magiquement inexistants.

Ce sentiment de sécurité me permet d'oser m'abandonner à l'inconnu, donc je décide de partir en forêt à l'improviste.
Je me régénère seul parmi les pins, les bambous et les oiseaux qui y habitent.

J'arrive à Kitayama, un petit village de quatre-cents habitants où on m'accueille à bras ouverts.
Je déguste un dîner simple et traditionnel puis je discute avec les habitants au bar et les défie au bras de fer.

Je traverse une autre forêt jusqu'à un autre village, Chikatsuyu, où on m'invite à un barbecue. Je me sens extrêmement reconnaissant et je ne peux que sourire pour remercier. Ces gens sont tout aussi chaleureux que le feu autour duquel on est réunis.

Je quitte les montagnes pour rejoindre la côte ouest et Osaka. J'assiste à une diversité incroyable que ce soit au niveau des gens ou des mets dont je fais la connaissance.

Je rejoins Kyoto que j'avais déjà découverte il y a quatre ans de cela avec ma famille, et j'apprécie énormément y déambuler et admirer ses innombrables temples.
À l'auberge, je fais plusieurs rencontres intéressantes lors des repas dans la salle commune. Tout le monde est ouvert à la discussion et partage avec facilité. J'ai l'impression que, dans ce pays, c'est particulièrement dans la tradition et la mentalité des gens qu'est présente la sobriété.

J'assiste brièvement au cortège du festival Aoi Matsuri devant le palais impérial. Plusieurs centaines de personnes marchent vêtues d'habits aristocratiques de l'époque Heian et escortent la Saio de l'année, jeune femme représentant la Haute Prêtresse de la famille impériale d'antan. Le visage sérieux mais calme de tous ces gens qui défilent me fascine et m'inspire. Ils semblent emplis d'une dévotion et motivation hors du commun.