À la recherche du bonheur -Act-

Après un très long vol d’Auckland à San José avec plusieurs escales, j’arrive totalement fourbue au Costa Rica. Mais une fois à l’extérieur de l’aéroport, oh bonheur, je perçois une forte vague de chaleur et me réjouis d’être à nouveau dans un pays tropical. 

 Très vite, je suis assaillie par une ruée de chauffeurs de taxis essayant de capter mon attention, heureusement, j’arrive à me créer un passage et à me faufiler jusqu’à l’arrêt de bus. Arrivée en ville à mon hôtel, je m’écroule de fatigue et m’écrase sur le lit. Le lendemain, ragaillardie par une longue nuit de sommeil, je poursuis mon périple avec le bus pour Puerto Jimenez. Mon contact local, Ifigenia, doit venir me chercher à l’arrivée. Cependant sur place, je ne vois personne et patiente gentiment. Finalement une demi-heure plus tard elle arrive nonchalamment sur son vélo. Le rythme est donné et je l’apprendrai plus tard, ici c’est la « Pura vida », ce qui signifie décontraction et relâchement sur les horaires et obligations... Après avoir visité la ville, nous discutons du programme des prochaines semaines. Je vais notamment loger chez ma future hôte Dinnia. Celle-ci est une indigène vivant aux abords de la ville. Cela va être un grand défi pour moi car elle ne parle pas l’anglais et pour ma part, je ne me débrouille pas beaucoup mieux en espagnol. Mon vocabulaire comprenant « una cerveza por favor » et « sì » ne m’est pas d’une grande aide devant cette situation nouvelle. Heureusement, j’ai eu l’idée de m’acheter un dictionnaire qui va m’être d’un secours précieux...

Le lendemain, c’est la découverte de la Biblioteca, dont elle est responsable. Ma première mission ici est de m’insérer dans cette communauté locale et très vivante et de comprendre comment elle fonctionne. J’y rencontre Léonie, une allemande venue ici pour une année de volontariat et cette dernière m’a vite mis au parfum de la pure vida! Ayant fait la fête la veille et aucune envie de faire 20 minutes de vélo pour chercher son ordinateur, elle décide de ne pas travailler aujourd’hui. (Mais ne vous m’éprenez pas, le travail qu’elle a accompli pour la bibliothèque est incroyable!). Pendant ces deux premières semaines je suis complètement immergée dans cette culture locale; je travaille à la bibliothèque, j’aide également pour d’autres petites missions (planter des arbres, peindre...), je mange quotidiennement leur plat traditionnel (riz, haricot et poulet), je suis aussi invitée à des fêtes locales et à des weekends avec la famille de mon hôte etc.

Je me lie également d’amitié avec d’autres volontaires du coin. On s’improvise des soirées, on suit même des cours de yoga dans un endroit magique au milieu de la forêt. Toutefois mon but ici est d’agir sur le plan écologique par l’intermédiaire d’une mission dans la forêt tropicale. Ifigenia me propose pour une première sensibilisation d’aller faire un tour guidé de deux jours. J’y découvre avec merveille la diversité incroyable de la péninsule d’Osa et toute la richesse de la faune et de la flore (tapir, fourmilier, singe, tattoo...). En soit, ce n’est pas si étonnant, car déjà en ville, on côtoie en permanence des perroquets, des toucans, des grenouilles (elles aiment d’ailleurs s’inviter dans les maisons une fois la nuit tombée) ...

Mais un des moments exceptionnels de ces deux semaines a été la présentation de mon voyage dans une école. En effet, une des filles de Dinnia ayant mon âge, étudie l’anglais dans une école avant d’intégrer l’université. Elle m’a proposé de venir parler de mon voyage et de mes nombreuses expériences dans sa classe. Léonie, la bénévole allemande était également présente. Après mon exposé et les réponses aux nombreuses questions, l’ambiance est devenue de plus et plus chaleureuse et j’ai également beaucoup appris sur leur mode de vie. Sous l’initiative de la professeure, nous avons même terminé cette belle aventure par une salsa Costa Ricaine.