Rencontre avec les Hani

Réveil à l'aube.  Nous déjeunons en planifiant notre itinéraire du jour sur la terrasse de l'auberge.

 

Alors qu'on prend le chemin qui nous emmène à "Azheke", le village des Hani, un habitant sympathique propose de nous y accompagner. On se faufile derrière lui à travers les rizières interminables, telles de vraies cultivatrices de riz.

Partout où nous posons nos yeux, les cultures de riz forment des petits champs plats et verdoyants, entre lesquels nichent de petits hameaux isolés. Nuages cotonneux et brume mystique au-dessus de nous confèrent à notre expédition une atmosphère irréelle et magique. 

Nous arrivons au petit village des Hani, surnommé village des « champignons » en raison des toits de chaume arrondis des maisons. Alors qu’on se ballade, une jeune femme aux yeux pétillants portant un habit traditionnel nous interpelle pour nous guider vers son petit restaurant. 

Une fois entrées, nous distinguons dans le fond de l’échoppe une petite salle plongée dans l’obscurité. Curieuses, nous demandons ce qu’il s’y trouve et la jeune femme nous invite à nous y asseoir. Nous découvrons qu’il s’agit d’une pièce faisant office à la fois de chambre à coucher et de cuisine. Les deux parents de la femme sont occupés à faire chauffer de l’eau et nous saluent chaleureusement. 

On tente de leur poser quelques questions à l’aide de notre livre de traduction. Mais en vain, les Hani parlent un dialecte bien différent du mandarin standard. La plupart sont même analphabètes, leurs traditions se transmettant par voie orale. Bien que cela complique les choses, nous avons pu échanger quelques phrases basiques. La gentillesse et l’ouverture d’esprit des Hani nous a donné espoir pour la suite de notre aventure.