Dharamsala et Manali

15 septembre, j’arrive à Dharamsala. J’en avait beaucoup entendu parlé car c’est le principal lieu de résidence du Dalaïlama. Contrairement aux villes que j’ai visité auparavant, celle-ci est imprégnée d’une forte culture bouddhiste. Nombreux sont les moines tibétains qui ont fuit le Tibet pour trouver refuge à Dharamsala.

En visitant “Dalaïlama Temple” je pense à toutes ses victimes, tous ces moines qui ont souffert, et ceux qui sont actuellement disparus. Leur passé douloureux rend l’atmosphère sinistre et en même temps touchante.

Je réside dans la partie supérieure de ville appelée Dharamkot, loin des klaxons assourdissants

(car en Inde, on ne klaxonne pas en cas d’urgence, on klaxonne à chaque virage).

Une journée typique commence par une séance de Pranayama, des exercices de respiration suivis de 40 min de méditation. Une pratique que j’ai eu la chance d’apprendre dans un cours à Dharamkot même. Le reste de ma journée est mouvementé par les visites des temples et des cafés.

Mon rythme de vie est très tranquille, j’ai le temps de lire, de jouer de la musique et de rencontrer des nouvelles personnes. Les voyageurs sont en général des gens très ouverts et inspirants. Pour ce qui est des locaux, ils sont silencieux et respectueux. Tous travaillent dans leur commerce (restaurant, cafés, cours de yoga/méditation). Ils restent concentrés sur leur job et ne sont pas très bavards. C’est pourquoi il est un plus difficile d'établir un contact avec ceux-ci.

Un des plus beaux aspects du voyage est sans doutes les rencontres. Sirotant mon Chai tea, j’apprends beaucoup en discutant. Que cela soit avec un indien, un israélien, un américains ou n’importe qu’elle nationalité à travers le globe. À la fin de beaucoup de ces discussions, je me sens chanceux. Chanceux de pouvoir faire des études, de pouvoir voyager grâce à une fondation, chanceux d'être en bonne santé et d’avoir une famille ! Je m’efforce de me le répéter car j’ai tendance à m'habituer au confort. La vie que je mène tous les jours en Suisse devient petit à petit normale, habituelle et j’oublie que d’autres n’ont pas cette chance. Cela me donne envie de faire quelque chose de bien avec ce qui m’a été donné.

Je remarque que beaucoup de gens jouent de la musique, cela va surement avec le style des

backpackers. J’ai toujours adoré la musique, j’ai donc décidé d’apprendre à jouer du ukulele (sorte de petite guitare). Je suis maintenant obligé de le porter partout où je vais.

25 Septembre, destination Manali. Cette petite ville est populaire parmis les hippies voyageurs.

On peut y pratiquer beaucoup de sports : rafting, canyoning, parapente, etc… J’apprends que la route pour aller à Leh est fermée pour des raisons de sécurité : neige et glissements de terrains. Cela tombe mal car je dois me diriger vers le nord pour atteindre ma retraite de méditation “Vipassana”. Pas d’autre choix que de mettre une croix sur cette expérience. Un coup dur car je pensais beaucoup à cette retraite, je m’imaginais déjà ne pas parler pendant 10 jours, je me suis entraîné à m'asseoir en tailleurs pendant plus de 1h. Mais je ne me laisse pas abattre et me renseigne pour participer à une retraite semblable, sauf que celle-ci est axée sur l’études du Bouddhisme. Cette retraite se situe à Dharamsala. Je vais donc faire demi-tour et m’y rendre pour le 22 octobre.